| Blogue à part Ou l'art de tartiner pour ne rien dire... |
| Mardi 11 décembre 2007 Allez, on fait un effort! Permalien | Ajouter un commentaire | Mercredi 6 juin 2007 I've seen you cry Permalien | Ajouter un commentaire | Samedi 10 février 2007 Woman Can Do Better Permalien | 1 commentaire | Vendredi 20 octobre 2006 Le cordonnier qui y mettait du cœur Avant de partir en fougue pour quelques jours de repos de l’autre côté de la frontière, je voulais m’assurer d’avoir à la main un bagage solide et esthétique. J’ai donc fait un saut chez mon cordonnier préféré –l’autre ne sait pas couper les clés et m’appelle « my friend » quand vient le temps de payer la note- pour faire réparer les coutures d’un sac en cuir. Mon cordonnier approprié, un vieil Égyptien qui, débarqué adolescent à Jersey City (jadis sous l’occupation de la mafia italienne) a appris son métier sur le tas, vous devinerez, chez les Italiens. Aujourd’hui, père de deux garçons occidentalisés et marié à une intellectuelle qu’il admire indubitablement, il s’occupe non seulement de son petit commerce crasseux et rempli de vieux sacs chiffonnés, de pots et bombonnes de produits poussiéreux, de bottes éparpillées et quelques papiers scotchés tout croche, mais semble aider les plus démunis qui assis sur quelques chaises branlantes entassées à l’entrée se réchauffent et attendent je ne sais quoi, demeurant à disposition du généreux cordonnier à court d'idées. Ils sont toujours au moins deux, assis sans rien dire, comme dans une salle d’attente, à se regarder le bout des pieds… appréciant la bonne volonté de l’Égyptien au cœur tendre. J’ai donc pu récupérer mon sac quelques jours plus tard qu’un des plus démunis -ou moins nantis- (qu’il fait travailler) me tendait maladroitement. Le cordonnier au grand cœur voyant mon sac traverser le comptoir pour rejoindre son propriétaire -en l’occurrence moi- sortit de son atelier pour m’en parler (de mon sac, oui). Son visage attendri aux airs angéliques, les deux mains sur le cœur, il me posa quelques questions sur l'origine de ce sac.
« Je l’ai acheté au Maroc dans un genre de hangar sombre et suspicieux pourquoi? » « Ha parce que ça madame, ça madame, c’est cuir. Du vrai. Du vrai cuir de chameau. Comme à l’époque… » et il partait dans une description d’antan, de cette "époque" (j’imagine) où il habitait l’Afrique (ou le Moyen-Orient, dépendant des opinions sur l’appartenance continentale de l’Égypte)…
En caressant mon sac, il me demanda si je le nourrissais. « Pardon? » « Oui, il faudrait nourrir ce beau cuir pour le protéger. » Et il tendait une graisse animale à appliquer, en insistant pour que je lui promette de le faire, en quel cas, il m’offrirait gratuitement la rondelle de graisse normalement $5... Émue d’un tel geste pourtant risible, je pris la graisse, rajouta quelques dollars à ma facture et partis à reculons, sac à la main, promettant de nourrir mon chameau pour ne pas qu’il se déshydrate et me disant qu'en prenant les choses à cœur, les plus simples instants deviennent parfois romanesques voire idylliques. Comme de penser que je voyagerais entre New York et Montréal accompagnée d’un chameau bien nourri... C’est beau non?
Permalien | 2 commentaires | Samedi 14 octobre 2006 La RPDC bientôt rayée de la carte? Un autre beau débat à la tribune onusienne. Le vote historique auquel la communauté internationale vient d'assister permettra une mise côté du Moyen-Orient, l'oublie total de l'Afghanistan, du Darfour, des Balkans et de qui se cache au Pakistan (allez savoir), aux dépens d'une meilleure visibilité de la FCA (Future Coalition Asiatique) et, du coup, la création de la Ligue des États Producteurs et d'Armes de Destruction Massive (LEPADM). Cette réunion, qui a commencé par l'adoption à l'unanimité de la résolution 1718 à la grande -ou pas si grande- surprise des membres eux-mêmes, s'est terminée avec quelques observations du groupe TUCLRPDC (Tous Unis Contre La République Populaire Démocratique(?) de Corée) condamnant ses récents essais nucléaires (peut-être même radioactifs ce n’est pas clair), tentant de renverser la menace qui sévit. C’est donc après cette séance de discours de réitération d’opinion, d'appui mutuel, de tapes sur l'épaule, serrages de mains et même quelques clins d'œil, (j'ai même aperçu un gros « oui » approbateur du Tanzanien à l'expression faciale ridiculisatrice, genre un sourcil plus haut que l’autre bien évident pour que son homologue moustachu (Américain) sente bien qu’il a l’appui se son important pays) que celui-ci (principal influent) pointait du doigt le siège vacant du responsable d'un tel déploiement de masse. Consciencieux et bon élève de l’Organisation qui a fait ses devoirs, M. Bolton a même profité de l’occasion pour rappeler le chapitre 2 de la Charte qu’ils pourraient éventuellement appliquer et à ce moment, tout ceux qui l’avaient sous la main ont sorti ce petit carnet bleu poudre et feuilleté à toute vitesse à la référence qui suit, question de savoir à quoi ils acquiesçaient frénétiquement: « Si un Membre de l’Organisation enfreint de manière persistante les principes énoncés dans la présente Charte, il peut être exclu de l’Organisation par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. » Le Nord-coréen, refusant d’écouter le chef de la rotonde et pour s’assurer que tous avaient bien compris le message, non seulement a quitté son siège avant la fin des allégations le concernant (et ses 23.kek millions de compatriotes), mais a pris la peine de répéter sa déclaration de refus, déclarant ainsi la guerre à qui veut bien l’entendre. Peut-être sont-ils justement en plein exercice d'euthanasie? C'est à suivre... Permalien | Ajouter un commentaire | Dimanche 24 septembre 2006 Global Warning
Dieu merci, cette semaine les poids lourds sont venus à la tribune de l’onu nous rassurer et résumer la situation internationale. À commencer par Kofi Annan qui plein d’espoir avant de tirer sa révérence, prédit pour l’Afrique le « miracle asiatique » –ou plutôt lui souhaite, toute désillusion confondue. Bush lui, nous ramonait l’esprit de ses grandes idées caloriques sans valeur nutritive. Chávez est venu brandir du podium le dernier best-seller de Noam Chomsky pour encourager les Américains à mettre de côté les ramolisseurs de cerveaux comme Superman aux dépends de cet intellectuel aux valeurs constructives et duquel il semble avoir fait son livre de chevet, décidé à contrer l’impérialisme américain, seul élément, semble-t-il, inscrit à son agenda pour 2007. Ahmadi-Nejad nous a, quant à lui, rassuré que la République atomique d’Iran n’avait nullement besoin de l’arme nucléaire et surtout, de ne pas en faire un cas. Une bombe ne desservirait pas ses relations internationales, alors pourquoi la produirait-il? Après quoi il nous confortait qu’étudiants, professeurs et bergers (oui oui gardiens de moutons) comptaient parmi les plus récents visiteurs des facilités, donc de ne pas s’inquiéter, l’Iran n’avait rien à cacher. Le Libanais nous a lui remémoré -image à l’appui- les horreurs des répercussions d’une querelle de voisinage ou de partis politiques et ce qui survient quand tout le monde s’en mêle en nous demandant de ne pas recommencer. Quelques roquettes occasionnelles n'avaient jusqu'ici pas fait grands dommages.
Et le Thaï, pendant ce temps cherchait à précipiter son discours en échangeant son tour avec celui du Congo (démocratique si une telle chose existe) pour faire les éloges d’une nation presque parfaite sous une dictature si bien entretenue mais ce, avant que la situation dans son pays ne se dégrade d’avantage ou que le reste du monde soit mis au courant du coup... Trop tard (pour les deux objectifs susmentionnés)! Thaksin est prématurément rentré au bercail sans dire un mot. Puis, Evo Morales est venu démontré la différence entre une feuille de coca et la cocaïne: "Voyez? Ça (feuille à la main), c’est vert. La cocaïne, c’est blanc! Laissez-nous cultiver nos ressources!"
Merci pour ce cours de raffinage 101 monsieur Morales!
Et merci à tous (et aux rares toutes) pour cette belle mise à jour! Permalien | Ajouter un commentaire | Mercredi 20 septembre 2006 Diagnostique! Déjà septembre et la rentrée des grands ducs qui se passe sans heurt, mes nuits rapetissent, les jours raccourcissent, les désirs aux oubliettes, les bons amis oubliés, certains autres négligés, on néglige la santé. Je me suis même retrouvée avec une grande première à mon dossier médical après une douleur grandissante dans un drôle de recoin. Avec l’impression que le bout de mon nez me gobait toute l’énergie, je suis monté au service médical de cette fabuleuse (ou potentiellement fabuleuse) organisation pour laquelle je travaille si durement et tard ces jours-ci pour voir si on pouvait m’annoncer qu’un poil de nez incarné m’encombrait ou qu’un tic s’était camouflé dans ma narine pendant une nuit d’inadvertance où je me serais endormie à la belle étoile (hum… impossible). Mais la nurse a froncé un sourcil devant ma question (la suivante) ‘Have you ever heard about a nose infection…. I mean does it even exist?”, me référant un moins de deux à un rhinologiste pour le lendemain matin. Une fois sur place 12 heures plus tard, en bonne forme mais un peu timide d’un stupide malaise qui m’amenait dans cette salle d’attente où tous les patients semblaient mal en point et me donnaient bonne mine, le sofa capitonné et le décor moderne apaisaient eux mon malaise de m’y retrouver, j’ai tout de même eu envie de m’enfuir mais le grand docteur slovaque est arrivé juste à temps pour me rassurer. Deux trois questions, des instruments que je ne sauraient nommer dans quelques orifices dont les narines et vlan, mon diagnostique était établit! Une infection dans le nez! Je suis donc repartie avec quatre oui quatre prescriptions à la main des sprays, une crème des pilules… Ha oui, et quand je lui ai demandé: “Et c’est quoi la rougeur qu’on aperçoit en surface, c’est relié?” Il m’a répondu: “Ça ma chère, in English we call it pimple!” Quelle connerie! Permalien | Ajouter un commentaire | Jeudi 22 juin 2006 Sans blogue Ha! L'été, la chaleur, le réaménagement de ma terrasse (en suspend), mes nouvelles fonctions, mes prochaines vacances et celles passées (http://www.pixagogo.com/6033715236), les partys très nombreux -de toutes les couleurs: on note ici un blasement général pour les fêtes sans but ni raison qui semble forcer les jeunes organisateurs en manque d'idées à promouvoir leurs événements à l'aide de mots-clés servant aux invités d'indices pour s'habiller (http://www.pixagogo.com/5015765872), les drames estivaux qui envahissent ma boîte de courriels insolites, tout ça a détourné mon attention et m'a permis de rêvasser et vixsiter ma ville natale et vivre un peu. Enfin, "vivre un peu" veut dire ici me reposer et faire tout ce que j'ai envie de faire et je dois rendre grâce à mon nouveau boulot. J'en ai même oublié l'existence de mon blogue à l'abandon. Pas de nouvelles bonne nouvelle, dit-on! PUBLIÉ PAR Oushki | le 2006-06-22 20:03:01 Permalien | Ajouter un commentaire | Mercredi 17 mai 2006 Schtroumf Aimant C’est en commençant la journée avec l’invasion de trois plombiers dans ma cuisine, venus poser une tank à eau chaude toute neuve –chic!- que les discussions déjà trop légères débutèrent. Visiblement, ils étaient contents de sympathiser avec une autre ethnie –moi en l’occurrence-, racontant leurs souvenirs de cette contrée si lointaine et moi, pas habituée à être perçue comme figure d’exotisme, les rassurant de mon adoration pour ce pays, ces attributs et certes, son gouvernement. (hu-hum). Dès leur turbulente arrivée (Schtroumf bruyant (parle trop et fort), Schtroumf géant (6 pieds 8) et Schtroumf suiveux (qui fait ce qu’on dit), le maître n’eut qu’à jeter un bref regard sur les tuyaux pour ordonner à ses sous-fifres -Schtroumf géant et Schtroumf suiveux- de redescendre 4 étages avec le vieux réservoir et d’en remonter un autre. Je dû donc enlever un par un les petits mots-aimants qui font partie de la collection psychology (yes this one is in English, I have the erotic one in French on the fridge) qui tapissaient le chauffe-eau, ce qui me permis de sympathiser avec eux. Après l’accomplissement de cette tâche inattendue –et très chiante vu les voyelles indépendantes et la ponctuation qui ne sont en fait que d’un tiers de centimètre carré chacun- je les ai laissé terminer leur boulot pour lequel ils n’avaient besoin ni de moi ni de mes aptitudes décolle-aimants. Partie vers une journée très ambitieuse dont je vous épargne –encore une fois- les détails puisqu’ils sont trop nombreux, essoufflants et en fait impertinents, je suis rentrée un peu après minuit pour retrouver une cuisine en chantier, un belle tank blanche et le manteau du Schtroumf Bruyant accroché entre mes soutifs et mes pots de crème. En passant le balai, j’ai tout de même récupéré 3 pièces de mon scrabble version psy entre la poussière et les clous laissés sur le plancher. J’en ai donc profité pour les aimanter à mon nouveau chauffe-eau qui désormais porte le nom « afraid of calm ». (C'est toujours mieux que mon frigo qui porte "J'aime le cul"...) Hard to explain I guess… I'll put a pix eventually
Permalien | Ajouter un commentaire | Lundi 8 mai 2006 Flavorpiller... Mon vice caché! C’est après une fin de semaine remplie d’excès, de séances de déconnage et marquée par un flagrant manque d’apport vitaminé que je me relève, prête pour un retour sain à ma passionnante vie salubre et équilibrée, malgré ma cuisse ecchymosée, l’envol de fonds du trésor et d’une perte d’énergie dissipée par une tonification de ma voix rauque. J’exagère, mais je voulais simplement allouer une place à quelques clichés pris par un ami. Thanks to Flavorpill for a fabulous idea! Permalien | Ajouter un commentaire | Mercredi 3 mai 2006 La dentellière Non mais vraiment, ma copine elle est super! La semaine dernière, elle m’écrivait ses déboires de ménages et me demandait si par hasard je n’avais pas oublié une dentelle au fond de son lit lors de mon dernier séjour dans ma contrée lointaine. -Non mais franchement, lui répondais-je, comme si j’avais osé me désabiller dans ses draps… Non, ce n’est pas mes petites culottes chérie. -Ce n’est pas un paire de bobettes nounoune (pourquoi on dit une paire de bobettes? j’en porte jamais deux à la fois), c’est une brassière… me répondait-elle aussitôt. -Ha… ha... oui… peut-être… oui oui, c’t’à moi…, reconnaissais-je après mûre réflexion. Une semaine s’est donc écoulée et je recevais, ce soir, effouarée dans ma boîte à lettres entre des offres de cartes de crédit, l'édition hebdomadaire du New Yorker et des demandes de dons pour des œuvres de charité, une grosse enveloppe molle jaune avec non seulement mon soutien-seins (ou gorge… ça non plus je ne suis pas sûre de l’origine) mais une belle paire de bobettes jetables bein quétaines en léopard. Elle a précisé sur l'enveloppe -pour être certaine que je ne la prenne pas 'trop' au sérieux- "c'est ktaine mais maudit que ça fait du bien".
Elle a bien raison, ça m’a fait rire. Permalien | Ajouter un commentaire | Vendredi 14 avril 2006 Sex and the Métropole Hum… comment dire… je me retrouve de passage dernière minute au royaume de la pizza à 99 cents, étourdie par une bourrasque culturelle palpitante qui fut mienne à une époque bientôt lointaine mais qui me renvoie désormais à titre d'anthropologue fascinée de l'autre côté de la frontière.
En moins de vingt-quatre heure on m'aura convaincu que Montréal est plus que jamais vibrante, jeune, surprenante et pleine d'opportunités malgré ses tendances très uniformisées (m'semble que tout le monde se ressemble) et son apparence bétonnée qui représente un petit côté rigide camouflé par plusieurs décennies post-plessis d'ouverture d'esprit sur le monde (roulez les rrrr ici s.v.p) à promouvoir la qualité de vie égale ou supérieure à d'autres pays nordiques…
On m'a donc orchestré une soirée qui remettrait en place n'importe quel exilé en quête de réminiscence. En tout cas, si je peux parler pour moi, un spectacle humoristique au format match de hockey avec un groupe de musique garage québécois jargonneux vs. jeunes femmes comiques aux insides bien de chez nous dans un théâtre qui état jadis sous la direction de nulle autre que Madame La Poune même. Ça, c'était suffisant pour étancher ma soif de québécisme. Après quoi, une petite virée au poussiéreux café Sarajevo qui fermera ses portes sous peu et où une excellente interprétation un tantinet loufoque d'Éric Satie agrémentée de bruits buccaux-à-la-manière-hip-hop faisait hocher les bassins et les têtes d'une centaine de néo-fans qui sirotaient un cabernet bouchonné prêts à le déclarer meilleur-auteur-compositeur-interprête-découverte-s'étant-le-plus-exposé-à-l'étranger (y'avait pas mal de Non-Québécois, on était à l'Ouest de St-Laurent et ce, dans un café serbo-croate so…).
Anyhow anywho… la soirée ne s'est pas terminée là. Après une parenthèse nippo-vietnamienne, une entrée rapide dans deux-trois bars qui portaient tous bien leur nom (dans l'genre Quai des brumes qui aurait dû s'appeler Brumeux au large ou à la dérive tellement ça avait l'air déprimant), on s'est retrouvés au Billy Kun sous les autruches empaillées à rencontrer quelques ex de ma copine qui d'ailleurs n'est toujours pas rentrée…
J'appelle ça une soirée métropolitaine bien réussie!
Permalien | Ajouter un commentaire | Dimanche 2 avril 2006 L'arme secrète J’aurais pu écrire sur la mort qui accable mon entourage ces jours-ci. J’aurais pu écrire sur l’amour qui nous rend parfois secrètement heureux. Ou sur la gamme d’émotions de ce jour où de bon matin un étrange fou rire m’a sorti d’un drôle de rêve sans trace ni souvenir, alors que ce même soir Morphée me ramassait en larmes, traumatisée d’une dérape épuisée. Ou j’aurais pu vous faire part de mon nouveau jeu Barnes and Noble qui consiste à déplacer les œuvres de Pablo Neruda dans la section Self-help, How to Express Your Love, ou encore bouger Bulgakov sur la table des favoris ou celle dédidée au Da Vinci Code (que j’entamerai d’ailleurs dès ce soir, et qui si on en croit ses adeptes et critiques, sera délectable) ou mettre Murakami et Kundera entre Excel 2003 for Dummies et Internet and Its Basics. J’aurais pu aussi écrire sur cette randonnée vite oubliée d’où je reviens, ou d’un simple bonheur qui vient tout juste de me traverser l’esprit, mais comme j’évite autant que possible de vous ennuyer –trop tard- chers lecteurs (de mon optimisme inné, j’ose croire que vous êtes au moins deux, n’est-ce pas mamoush?), je remets ça. Cette tache qui comme une larme tatouée souille mon inspiration. Cette larme qui dévoile sans que je n’eusse mot-dire. Larme qui me rend coupable de mes désirs. L’arme qui me rend heureuse de les vivre… Quelle chance.
PUBLIÉ PAR Oushki | le 2006-04-02 23:09:44 Permalien | Ajouter un commentaire | Dimanche 26 mars 2006 À vous qui avez l’air d’un sage
Ô comme j’aimerais vous connaître! Cet air bohémien qui vous habite me rend curieuse. Ce regard mystique que vous m’avez lancé. Cette chevelure blanche ébouriffée. Ce nez busqué, basanné. Ces choix accumulés dans votre panier, Ces sandales qui ligotent vos pieds, Ce commentaire sur l’hiver. Ce sourire tendre que vous m’avez offert. Je vous imagine, déjà. Au son de la sitar, fumant. Comme une cheminée, pensant à votre Inde natale. Détendu, éloigné, satisfait. J’ai tant de questions pour vous. Une curieuse passion hante mes chaussons. J’aurais donc aimé vous adresser un son. Je vous ai dessiné sans bonne raison. J’ai honte. Je ne vous connais pas. Au son de ma guitare, pourtant. Espérer ardemment un discours même banal. Vaincue, rassasiée, imparfaite. Ô comme j’aimerais vous connaître! Permalien | 1 commentaire | Mercredi 8 mars 2006 La femme qui voulait tuer sa voisine trop discrète Un p’tit mot de fin d'après-midi pour se mettre au parfum des humeurs du jour…
Pendant que Kofi lance des propositions de reformatage, les jupe frétillent au son des discours sur la parité (et oui, c’est la Journée de la femme, mais on ne s’étalera pas là-dessus), la brise est bonne, les amaryllis en fleur, la soirée s’annonce prometteuse et ma première session de spinning se fait désirer. Ceci dit, je repensais à ce que ma voisine de palier m’a raconté hier matin alors qu’elle me découvrait cachée derrière mon journal sur la plateforme à attendre le subway. Une grande suédoise typique d’allure sportive, américanisée dans ses manières -et son mariage au bel Éric- qui enseigne le yoga et joue la comédienne autant que possible sur les planches des petits théâtres off-off-Broadway. C’est en entamant une discussion de voisinage sur la ligne expresse que très rapidement des propos sur nos autres voisins nous enflammaient le dialogue, en tout cas suffisamment pour que les yeux de ceux et celles qui s’entassaient dans le wagon se rivent sur nous l’air de dire « ch’peux-tu lire ma revue en paix tabarnak? ». Plus précisément, on s’est mis à parler de mes voisins du dessous: un vieux couple aliéné, aigri et détestable qui n’ont pour activité que le voisinage. Leur voisinage: c’est moi! En plus, j’ai la malchance d’être à la maison une demi-journée par semaine, ce qui leur cause bien des ennuis, surtout que le samedi après-midi (celui que je passe au bercail) je fais du ménage une ou deux heures en écoutant Stéphane Grappelli au minimum. C’est là où j’entends, vers 3 heures de l’après-midi le vieil homme crier : « It’s not a bar damn it! ». Well... je sais, y'en a un juste en face qui fait karaoké les jeudis et samedis pis "ça" c'est bruyant. Lui: Rally-Vieux-Con-Morgatti, 83 ans, menteur comme pas deux -donc y’en a peut-être 71 (j’aurais dû l’inclure dans les grands menteurs de mon blogue du mois passé)-, qui se prend pour le Dieu de la deuxième rue à nourrir les chats et les pigeons tellement y'a rien à crisser de ses journées entre la porte de devant et celle de sa voiture où il passe TOUT son temps, question d’être loin de sa femme disjonctée qui elle, ne sort JAMAIS. Il dit bonjour à tous le monde -sauf moi, devant quoi il feint de s’évanouir (non, c’pas une blague, il tombe sur ses genoux et fait semblant d'être pris d'une soudaine crise cardiaque. Mais je connais suffisamment la psychologie pour comprendre qu'il cherche à s'excuser en solicitant la pitié de ma part... pauvre M. Vieux Con)- et tous les ex-mafiosi italiens dans la quatrevingtaine du quartier le détestent, sous prétexte qu’il ne raconte que des bobards. Bref, un vrai vrai vieux con qui n’a jamais rien fait, même pas déménagé, à preuve, son loyer mensuel n'est toujours que de 161$. Elle: Irène-Histérique-Morgatti-Bigoudi, affreuse, rachitique à la peau verdâtre tellement elle ne tire jamais ses stores et ses traits ridés tirent vers le bas. Son passe-temps préféré: attendre que j’échappe une épingle à couche ou deux pour beugler des vacheries à mon égard à travers mon plancher. Aussi, quand je passais l’aspirateur (oui, j'ai arrêté), elle s’en donnait à cœur joie avec probablement un manche à balai. J’ai dû cesser ces excès, prise de pitié pour les pilules qui allaient se faire avaler...
Croyez-moi, je n’ai jamais planté un clou après 20 heures, enlève toujours mes bottes à l’entrée, n’ai que de rares visiteurs et une mosaïque de tapis pour absorber mes pas, si rares soient-ils. Bref, les planchers sont peut-être minces, mais y’a toujours bein des limites à crier « Go back to Canada you fucking bitch » quand on a atteint le quatrième âge et ce, d’une voix stridente à faire peur aux fantômes qui doivent hanter son appartement (en tout cas celui de son fils qui s'est suicidé il y a 45 ans...). Sur quoi mon propriétaire, le jour où je l'ai contacté pour m'en plaindre m'a dit: "Frenchie (un autre moron de première qui se trouve intéressant), si t'as une pelle pis une hache, j'm'en occupe". Évidemment, il préfèrerait de nouveaux locataires pour décupler le montant du loyer mais bon! En tout cas, alors que nous en parlions, Lina (la voisine gentille) rigolait en disant: -« Ha oui, et l’autre jour, t’étais même pas à la maison que je l’entendais crier ‘I’m gonna kill her’, ha ha ha, isn't that funny!? ». -« Quoi?, ha oui?, m’semble qu’elle pousse un peu non? », ne trouvant pas ça si drôle finalement... -« Ha oui, elle est folle, vraiment folle », disions-nous, là, debout dans le train à secouer la tête, le sourire aux lèvres, journal sous le bras en dégraissant ce constat plutôt piteux de deux êtres qui menacent ma potentielle paisible vie casanière (oui, effectivement je suis loin de l'être mais qui peut m'en blâmer?). Je devrais probablement commencer à fermer la porte à clé le soir. Qui sait, elle pourrait peut-être m’entendre rêver et être éprise d’une véritable envie de m’assommer d’un marteau à tête plate…
Permalien | 3 commentaires | Vendredi 3 mars 2006 Mon ami José: Causeur de troubles, rebelle incontesté, punk animé, linguiste débraillé, flocon givré, lecteur acharné, anarchiste désactivé, trouble-fête, raconteur bouché, parleur aggravé, piéton désorienté, mâle empressé, dur impressionné, chanteur faussé, combattant maladroit, bavard indocible, danseur martial, loucheur distrait, rêveur déraciné... Des amis comme ça j'en veux tout le temps. Voici notre dance silencieuse: http://www.pixagogo.com/9089115581 PUBLIÉ PAR Oushki | le 2006-03-03 14:54:59Permalien | Ajouter un commentaire | Mardi 28 février 2006 N"ex"t Ma première peine d’amour, quand j’avais une sixaine d’années à peine, s’était terminée sous prétexte d’éloignement: une autre école. Ma seconde, un déménagement: une autre municipalité. Quand j’ai annoncé à mon premier vrai chum que je partais pour une durée considérable, on s’est laissés: une autre ville. Mon deuxième vrai copain, je partais pour New York: un autre pays, bien là!!! Vient ensuite celui de qui je fus si amoureuse et qui un jour disparu dans sa contrée lointaine moyenne-orientale: un autre continent. Le suivant, je l’ai laissé à cause de disparités de toutes sortes: âge, culture, débat sur le pourquoi j’aime pas ça essuyer la vaisselle vs. tu fais des montagnes de bols et chaudrons, ça m’énarve!: une autre génération. Bon on en revient… mais, je pensais tout à l’heure à mon ex, mon dernier, et ses dernières paroles. “You and I it’s like we live in a different world…” Bon une autre affaire… un autre monde !!! En fait, je me demandais dans un sprint entre mes cours de chinois (oh, non, j’ai dû me tromper de classe), le mordage d’un bagel plein de saumon fumé pis une réunion avec le programmeur empoté sur ce qui pourrait suivre... Peut-être qu’on m’enverra me promener sur Bésixdouze, question de laisser ma petite conscience prendre le temps de réfléchir à toutes ces questions en suspens qui nous torturent l’esprit de bon matin et nous noie dans le whisky en fin de soirée.
La nuit! J’oubliais… c’est la dernière qu’on m’a sorti. Toi et moi on est comme le jour et la nuit, toi évidemment, t’es la nuit… Non, mais, la prochaine fois, faites moi croire que j’appartiens à une autre espèce !
Permalien | 1 commentaire | Vendredi 24 février 2006 Au fait mes vacances...
C’est à la recherche d’une destination-détente, anxieuse à l’idée de tenir mes promesses envers et contre tous (ma sœur représentant ici l’envers et mes collègues le contre-tous, sans oublier Grand schtroumf qui voulait son site web au point avant SES vacances bien plus importantes que les miennes), que je fis tourner le globe et glisser mon doigt sur sa surface qui finit par s’arrêter au-dessus des Caraïbes (oui, c’était volontaire, mais j’ai toujours rêvé de le faire pour vrai). C’est aussi dans un esprit réconciliateur (vue la densité de ses habitants parfois oppressante voire bruyante dans mes quartiers résidentiels respectifs qui avaient eu pour effet de me temporiser quand à l’expectation d’exotisme) que je me suis retrouvée à rouler en bagnole dans les petites rues étroites du vieux San Juan, à croquer dans le plantain, mâcher du poisson en buvant du bon vin. Un périple ambitieux et improvisé qui s’est avéré des plus enchanteur, emmiellé de suaves péripéties modérées. Voici quelques clichés dont les détails suivront… Bribes d’une fin de conversation au clair de lune entre deux allophones au discours exultant et esprits enivrés The musicians are like the art The people that built the world are like poets Poetry… I don’t feel something That’s fine. Your ears are more perceptive to… To… something that comes together Why a poet should build a building of tomorrow I think it’s in French when I know what they say Hard to appreciate it Can you make this song into a building? This song is a house in the wood Like a women, a boat on the ocean
You just reinforced what I said sitting in my king’s chair It’s like curtain... with the wind I just walked into that house. What reaches you? It’s just describing this moment You’re like a prophet… These words have to. You don’t open a book just to read the letters It’s for something special… something meaningful You use it as a place inside of your heart, inside of your mind. To imagine More into what you want to be It doesn’t touch me but I see the light But the more I talk the more I confuse myself Shut up A poor drunk in provide Qu’est-ce qui se passe? I’m glad you’re here Fuck you, I’m glad you’re here. Permalien | Ajouter un commentaire | Mardi 21 février 2006 Réflexion sur le mensonge Dans cette tentative de l’ignorer sauvagement, il me grappinat du regard et déjà s’adressait à mon égard attelé d’une question bien curieuse sur le mensonge. Cause qui par nature me tient vivement à cœur, je ne pouvais que répondre à son questionnaire improvisé. -« Qui sont les plus grands menteurs, les hommes ou les femmes? », me demandait-il devant une vitrine de cartes de vœux. -« Hum, les femmes pourquoi? Vous faites un sondage? », m’empressais-je sans m’arrêter. -« Non, je voulais simplement vous poser la question. » -« Ha bon! Pourquoi vous en avez été victime? », m’arrêtais-je quasiment. -« Non non. Pourquoi les femmes alors? » -« Hum, sais pas… instinctivement je pense aux femmes parce qu’elles trichent sur leur apparence tous les jours en se maquillant, portant des talons etc. » - « Hum, intéressant, c’est quoi votre couleur préférée? », sautant du coq à l’âne de son air naïf et enfantin, comme on demande l’heure à un étranger. -« Violet foncé, comme mes cheveux. Voyez, même la teinture c’est du mensonge… », disais-je en fronçant derrière une réponse aussi idiote bien que peu m’importait. -« En fait, j’ai surpris votre regard vers le bas, vos yeux baissés et je me demandais si vous aviez quelque chose à vous reprocher, me lançait-il toujours avec cet air gaminet. Alors, qui sont les plus grands menteurs? » - « Hum, mon frère, mon père,... mon amant. » - « Non, non, pouffait-il de ma réponse, je veux dire les hommes ou les femmes? » - « Peut-être les hommes à bien y penser… » Sur quoi je me sauvais sans regarder derrière mais en laissant mijoter cette bouillabaisse provoquée par un parfait inconnu qui ressemblait à Tom Sawyer et qui certainement ne me voulait que du bien… Dieu merci, y’en a qui sont là pour nous pousser aux réflexions les plus simplistes sans quoi on ne s’y attarderait pas. PUBLIÉ PAR Oushki | le 2006-02-21 22:01:06 Permalien | Ajouter un commentaire | Jeudi 2 février 2006 Oui j'ai découvert le goût de... Après avoir trop longtemps mis de côté ma glamorieuse vie (je sais, des fois j’invente des mots) à la Sex and the City comme dirait l’autre, me revoici émergeant d’une sombre épopée ayant eu pour effets de déloger mes priorités. Mais, là, j’ai les idées claires, les envies replacées et des prérogatives. Peut-être est-ce le stimulus sécrété à l’idée de me retrouver derrière le volant, dansant de l’épaule une salsa peu entraînante à la recherche de la forêt tropicale inexistante de la pub télévisée de Bounty (Paaaaaa ra-dis, oui-j’ai-découvert-le goût-de-paaaaaaradis, bounty c’est pa-ra-dis) et ma sœur jaune à mes côté baratinant ses histoires des pays d’en haut le masque de plongée sur le front et une sève sucrée tropical qui coule dans les veines mais ça y est, le sourire m’est revenu …
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